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Projet Aït Oumghar : Première visite !

Entrée de la ville de DemnateDurant les dernières vacances de Pâques, Human’Iteem est en route pour une première rencontre avec les membres de l’association Aït Oumghar, travaillant pour le développement du village du même nom.

Première étapes sur la route, l’arrivée à DEMNATE, bourgade la plus proche de 20 000 âmes. Elle est  située sur les versants de l’Anti-Atlas et tournée vers le grand désert du Sahara. Matthieu Fougère-de-Commarmond et Hiba Mdidech, président et vice-présidente d’Human’Iteem, arrivent de Marrakech en début de matinée… sous une pluie battante.

Et là… j’étais en tongs

Matthieu, Président

Pont naturel de Imin'ifriEn effet, les pentes de l’Atlas sont couvertes de vergers et de palmeraies qui profitent des torrents et rivière descendant des sommets. Le village d’Aït Oumghar dans sa vallée profite d’un site naturel exceptionnel formé au fils des siècles par l’usure des eaux. Comme l’exceptionnel pont naturel «Imin‘ifri», (l’entrée de la grotte), creusé depuis des millénaires par la force de l’eau de l’oued Lamhasser.

Au village, les membres d’Human’Iteem et d’Aït Oumghar se sont rencontré pour une discussion au sommet. Les discussions ont été agréables et l’accueil chaleureux avec la dégustation de couscous. Le problème rencontré est simple : l’eau provenant des ruisseaux de la montagne est actuellement contaminée par des structures situées en amont. Il faut donc trouver un nouveau point d’eau pour les quelques 150 foyers qui composent Aït Oumghar.

Notre visite nous a d'ailleurs été citée dans les journaux locaux !

Le projet tel quel est pour le moment assez avancé et répartie en 3 tranches :Village de Ait oumghar

En premier lieu, le forage lui-même, celui-ci a déjà été réalisé dans les hauteurs du village. Il plonge à 103 mètres sous le niveau du sol pour atteindre un nappe phréatique pure et abondante qui pourra desservir le village. Le forage a été réalisé par une société de forage locale qui y a travaillé sans relâche durant dix jours et dix nuits.

La seconde partie est l’installation de la pompe et d’un château d’eau pour stocker l’eau pompée. Dans des soucis écologiques, une pompe à alimentation solaire est pour le moment ne étude.

Enfin, troisième partie de ce projet qui apportera une modernisation rapide au village : installer l’accès à l’eau courante dans chaque foyer de Aït Oumghar.

L’apport d’Human’Iteem est avant tout son expertise technique, ses études théoriques et son observation sur la terrain pour déterminer les meilleurs solution scientifique, humaines et sociales pour mener à bien ce projet qui promet de nombreuses transformation dans le futur !

 

Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es !

Champs de mil au Faso

Champs de Mil au Burkina Faso

L’agriculture occupe une place primordiale dans l’économie du Burkina Faso. Plus de 80% de la population travaille la terre. Jetons un coup d’œil à travers cet article à la vie quotidienne Burkinabé.

Mais, que mange-t-on au Burkina Faso ?

En ville...

Il faut d’abord distinguer deux grands styles de vie locaux, ce qu’on mange en ville et ce qu’on mange à la campagne. La nourriture de base en ville est le riz, riz qui se déguste à toutes les sauces mais plus principalement sous ses deux grandes variantes, riz gras ou riz sauce.

Le riz est une grande histoire d’amour du Faso. En effet, comment une plante aussi exigeante en eau peut pousser dans un pays au climat désertique d’un pays sub-saharien ?

Et bien, détrompez vous ! La pluviométrie moyenne du Burkina Faso n’a rien à envier à celle de la France, à une grande différence près : Les pluies sont concentrées de Juillet à Décembre. La fréquence et l’abondance de cette manne permet la culture de riz de pluie sans avoir besoin de système d’irrigation particulier.

Rizière de riz de pluie

... ou à la campagne ?

Alors qu’à la campagne, on consomme surtout du mil ou du sorgho. La farine est transformée en bouillie puis cuite et moulée dans des calebasses en forme de pain de To.

Le sorgho et le mil sont deux céréales très proches qui sont cultivées dans toute l’Afrique Sub-saharienne. En premier lieu car cette plante est très adaptée au climat local, elle tolère des sols très pauvres en nutriments, des sécheresses comme de fortes pluies et enfin, elle pousse sur une période très courte, ce que permet d’obtenir un récolte complète avant la fin de la saison humide.

Dolo

Human'Iteem dégustant son DoloDe plus, le petit mil et le sorgho rouge permet d’obtenir le Dolo, une bière ancestrale légère et artisanale qui fait le ravissement de tous après une longue  journée de travail. Il est également présent à toutes les cérémonies où il occupe un rôle traditionnel, on le boit dans l’ordre, selon sa place dans la hiérarchie. Le dolo se boit dans une grande calebasse qui révèle alors tout son arôme fruité.

A déguster sur place, le dolo ne se conserve pas malgré les tests de mise en bouteille effectué au Burkina Faso, plus le dolo est laissé seul, plus la fermentation continue et il devient trop fort pour être consommé. Son prix faible (100F CFA le litre) et son abondance en font une boisson à tester d’urgence pour tout voyageur à travers l’Afrique de l’Ouest !

 

EAU – EDUCATION – SANTE

Depuis maintenant 5 ans, notre association est présente sur la scène de la solidarité internationale. La devise bien connue d’Human’Iteem porte les valeurs de l’association. Nous vous proposons ce mois-ci d’éclaircir ces enjeux !  Commençons par l’eau et sa conséquence :  la faim dans le Monde.

EAU

Accès à l’eauMer d'aral

L’eau est une des ressources les plus abondantes et à la fois la plus disputée sur notre planète. L’eau est à la base de tout : l’agriculture, l’hygiène, l’énergie, le développement… Un pays privé d’eau est un pays qui voit ses chances d’offrir un meilleur avenir à ses citoyens se réduire lentement.

Pour plus de la moitié des citoyens du Monde, avoir un accès à une source d’eau potable est une chance rare.

Mais l’eau n’est pas qu’un problème des pays pauvres. D’années en années, les pays occidentaux sont frappés par des sécheresses.

L’eau devient une ressource si critique, qu’un Droit à l’Eau moderne fut proposé à l’ONU. Ce type de droit est un des plus anciens au monde, en 1700av JC, les premiers textes de lois de Babylone régissaient déjà son accès et sa répartition dans l’Empire.

Comment agir ?

Barrage sur le nil

L’eau se trouve partout en quantité suffisante pour la consommation des habitants du monde, à condition de l’utiliser intelligemment !

Dans les pays du sud, les ONG et les gouvernements se battent pour faciliter l’accès à l’eau en ouvrant de nouveaux puits, mettant en valeur les ressources existantes, créant des réseaux de distribution et de traitement

En Occident, notamment en France, économiser l’eau devient essentiel. Cela est possible en améliorant de l’agriculture et des systèmes d’irrigation.

 


Un monde sans Faim

Deux faits sont intéressants lorsque l’on se pose la question de la faim dans le monde. En premier lieu, le Monde est aujourd’hui capable d’être auto-suffisant.  Ensuite, les trois-quarts des Hommes souffrant de la faim sont des agriculteurs.

Alors que nos agricultures industrialisées sont largement excédentaires, pourquoi ne pouvons nous pas nourrir le Monde ?

Et bien, par le biais de la simple loi du marché. Aujourd’hui, nos produits sont si optimisés et subventionnés que sur un marché sénégalais par exemple, un sac de farine français est moins cher qu’un sac de farine local. Aubaine pour les urbain ? Certes, mais pour les agriculteurs, impossible de vendre leurs produits, à moins de vendre à perte. Or, dans des pays où les paysans représentent 80% de la population, c’est un appauvrissement généralisé.

Maraichage à Tiebele au Burkina Faso

Cultures maraichères à Tiebele au Burkina Faso

Le droit à la souveraineté alimentaire

L’autonomie alimentaire n’est pas une solution. Des pays comme l’Allemagne ou l’Angleterre ont depuis un siècle un important déficit dans leurs importations de nourriture. Si demain, ces pays étaient coupés du reste de la planète, une famine importante y sévirait.

Néanmoins, ces pays restent souverains dans leur alimentation car ce mode de fonctionnement fut choisi et entretenu par eux. Il permit une très forte industrialisation et tertiarisation au XXème siècle.

Les pays en développement n’ont pas le luxe de prendre de telles décisions et ils doivent suivre la loi du marché sans pouvoir se défendre. Interdiction de taxer les produits entrants et aucun budget pour subventionner l’agriculture.

Que faire ?

Défendre le droit des pays à garder leur souveraineté alimentaire ! Même dans des pays occidentaux il est important de rester vigilant pour que l’agriculture garde son but premier : Nourrir. Laisser la loi du marché seule décider de ce qui arrivera dans nos assiettes est une dangereuse dérive.

Ensuite, de nombreux projets visent à renforcer le développement rural des pays du Sud. En installant des nouvelles techniques de production adaptées, des systèmes d’irrigation, en organisant les villageois en structures telles que les coopératives et les regroupements. Ainsi, ils seront à même de concurrencer les produits importés, de générer des bénéfices et d’investir dans leur propre pays.

Solidairement,

 

Festival de rue De Ouagadougou

En direct de Ouagadougou, centre culturel majeur de l'Afrique de l'Ouest, des images du festival de rue, couvert par Nadège Ouedraogo, membre de l'AJBA, notre association partenaire avec qui nous menons nos projets de solidarité !

 

Mission TIEBELE 2010

HUMAN’ITEEM,Carte du Burkina Faso

Du 10 Aout au 1er Septembre, pour la cinquième année consécutive, les bénévoles d’Human’Iteem sont partis au Burkina Faso. Cette année, objectif Gueno, village rattaché à Tiébélé non loin de la frontière du Ghana.

Sur place, nous avons retrouvé Sylvestre Oueddouda et les membres de l’AJBA, association d’étudiants burkinabés.

Le Burkina Faso (ou Faso pour les intimes) possède une société à plus de 90% rurale. Dans ce contexte, il est vital de développer l’agriculture afin de lutter contre les famines, ralentir l’exode vers les villes et permettre aux familles de payer l’éducation pour leurs enfants.

Ouagadougou :

Premier objectif du projet : rassembler et transporter le matériel nécessaire à l’exploitation de la coopérative. Durant 7 jours, nous avons sillonné la capitale pour trouver le matériel. Chaque négociation a été rudement menée et marchands locaux sont malins en affaires !

Bilan : 30 seaux, 30 arrosoirs, des brouettes, des pelles, une motopompe, 450m de grillage et bien d’autres choses !

Case royale de Gueno

Gueno :

Distant de Tiébélé de 9km, Gueno est un paisible village de l’ethnie Gourounsi qui œuvre depuis quelques années pour son désenclavement.

Bordé de trois retenues d’eaux et avec de nombreux villageois désireux d’améliorer leur quotidien, Gueno est un site idéal pour la formation d’un projet de développement de l’agriculture.

Le champ de 2 hectares est situé en bordure d’une retenue d’eau construite en coopération avec Taïwan.  Nous y avons effectué le défrichage et planifié la réalisation de nombreuses tâches nécessaires telles que passer les charrues, parcelliser, sarcler et préparer les pépinières.

Chef du village de Gueno

Chefs traditionnels :

En Afrique, le système tribal est prédominant. Et pour nous, rare chance, les chefs traditionnels ont été à notre écoute et ils ont porté le projet avec nous.

Principalement le chef de Gueno, qui nous a octroyé la citoyenneté dans son village et le Paspanga San Naaba qui s’est battu pour faire connaître notre projet auprès des autres chefs et institutions du Faso.

 

 

Sensibilisation SIDA/MST et excision :Femmes burkinabé lors d'une séance de sensibilisation

Au cœur même du Burkina, les villageois ne sont pas instruits sur les réalités du virus VIH.

A l’occasion du jour du marché hebdomadaire, nous avons organisé sur la place du village une séance de sensibilisation regroupant les hommes et les femmes de Gueno et des villages voisins.

 

Un franc succès :

Les objectifs de la mission ont pu être accomplis durant ces trois semaines. Dès Décembre de cette année commencera la première saison maraichère. Ce sont plus de 5 tonnes de tomates qui pourront être produites dans la coopérative agricole de Gueno !

Les projets de développement sont déjà en place. Il faut pour les années futures construire le bâtiment de la coopérative, renforcer les connaissances techniques des travailleurs agricoles et investir dans le matériel.

Nous remercions encore une fois tout l’Iteem pour son soutien inconditionnel tout au long de ce projet.

 

Solidairement,

Membres de la coopérative de Gueno