EAU – EDUCATION – SANTE
Depuis maintenant 5 ans, notre association est présente sur la scène de la solidarité internationale. La devise bien connue d’Human’Iteem porte les valeurs de l’association. Nous vous proposons ce mois-ci d’éclaircir ces enjeux ! Commençons par l’eau et sa conséquence : la faim dans le Monde.
EAU
Accès à l’eau
L’eau est une des ressources les plus abondantes et à la fois la plus disputée sur notre planète. L’eau est à la base de tout : l’agriculture, l’hygiène, l’énergie, le développement… Un pays privé d’eau est un pays qui voit ses chances d’offrir un meilleur avenir à ses citoyens se réduire lentement.
Pour plus de la moitié des citoyens du Monde, avoir un accès à une source d’eau potable est une chance rare.
Mais l’eau n’est pas qu’un problème des pays pauvres. D’années en années, les pays occidentaux sont frappés par des sécheresses.
L’eau devient une ressource si critique, qu’un Droit à l’Eau moderne fut proposé à l’ONU. Ce type de droit est un des plus anciens au monde, en 1700av JC, les premiers textes de lois de Babylone régissaient déjà son accès et sa répartition dans l’Empire.
Comment agir ?

L’eau se trouve partout en quantité suffisante pour la consommation des habitants du monde, à condition de l’utiliser intelligemment !
Dans les pays du sud, les ONG et les gouvernements se battent pour faciliter l’accès à l’eau en ouvrant de nouveaux puits, mettant en valeur les ressources existantes, créant des réseaux de distribution et de traitement
En Occident, notamment en France, économiser l’eau devient essentiel. Cela est possible en améliorant de l’agriculture et des systèmes d’irrigation.
Un monde sans Faim
Deux faits sont intéressants lorsque l’on se pose la question de la faim dans le monde. En premier lieu, le Monde est aujourd’hui capable d’être auto-suffisant. Ensuite, les trois-quarts des Hommes souffrant de la faim sont des agriculteurs.
Alors que nos agricultures industrialisées sont largement excédentaires, pourquoi ne pouvons nous pas nourrir le Monde ?
Et bien, par le biais de la simple loi du marché. Aujourd’hui, nos produits sont si optimisés et subventionnés que sur un marché sénégalais par exemple, un sac de farine français est moins cher qu’un sac de farine local. Aubaine pour les urbain ? Certes, mais pour les agriculteurs, impossible de vendre leurs produits, à moins de vendre à perte. Or, dans des pays où les paysans représentent 80% de la population, c’est un appauvrissement généralisé.

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Cultures maraichères à Tiebele au Burkina Faso
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Le droit à la souveraineté alimentaire
L’autonomie alimentaire n’est pas une solution. Des pays comme l’Allemagne ou l’Angleterre ont depuis un siècle un important déficit dans leurs importations de nourriture. Si demain, ces pays étaient coupés du reste de la planète, une famine importante y sévirait.
Néanmoins, ces pays restent souverains dans leur alimentation car ce mode de fonctionnement fut choisi et entretenu par eux. Il permit une très forte industrialisation et tertiarisation au XXème siècle.
Les pays en développement n’ont pas le luxe de prendre de telles décisions et ils doivent suivre la loi du marché sans pouvoir se défendre. Interdiction de taxer les produits entrants et aucun budget pour subventionner l’agriculture.
Que faire ?
Défendre le droit des pays à garder leur souveraineté alimentaire ! Même dans des pays occidentaux il est important de rester vigilant pour que l’agriculture garde son but premier : Nourrir. Laisser la loi du marché seule décider de ce qui arrivera dans nos assiettes est une dangereuse dérive.
Ensuite, de nombreux projets visent à renforcer le développement rural des pays du Sud. En installant des nouvelles techniques de production adaptées, des systèmes d’irrigation, en organisant les villageois en structures telles que les coopératives et les regroupements. Ainsi, ils seront à même de concurrencer les produits importés, de générer des bénéfices et d’investir dans leur propre pays.
Solidairement,
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